Magique récif



Nous quittons Darwin le 5 novembre avec le même Wicked van que la semaine d’avant. Cette fois, on fait une relocation, nous amenons le van à Cairns où il y a plus de demandes. C’est bien moins cher que la location normale. Nous avons sept jours pour faire le voyage.

Le premier soir, on atteint Mataranka. On a du mal à trouver un endroit où stationner gratuitement. Au coucher du soleil et la nuit, les wallabys et les kangourous sortent de leurs cachettes. Cela rend la conduite dangereuse, alors, on décide de s’arrêter dans un camping normal, autrement dit, payant. Le lendemain matin, on s’enfuit à 5h00 pour ne pas être repérés par le gérant.

On reprend la route, tranquillement. Le soleil rouge s’élève peu à peu. On le voit parfaitement car la région est très plate, il n’y a presque aucun relief. Nous faisons un détour de 40 kilomètres pour passer par Tennant Creek. L’essence est tellement chère dans le désert que ça vaut la peine d’aller faire le plein dans une vraie ville. En plus, à l’échelle australienne, 40 kilomètres, c’est une distance tout à fait dérisoire. On roule encore une heure et on s’arrête sur une aire de repos, un peu avant qu’il fasse nuit.
La journée suivante est presque la même. Le matin, on est un peu tristes de voir tous ces wallabys qui n’ont pas survécu à la nuit. Les aigles et les corbeaux se partagent leurs charognes. Un petit coup de klaxon et une dizaine d’oiseaux s’envolent, sans se presser. Le paysage est très aride et désertique par ici. A 80 kilomètres-heure (économie d’essence oblige) on a le temps d’apprécier le paysage et d’observer un émeu qui passe. On s’arrête au bout de 700 kilomètres, un peu après avoir passé Mount Isa.

Les jours suivants, on s’approche de la côte et la végétation redevient verte et épaisse. Comme nous approchons de Cairns, nous n’avançons plus que de 300 kilomètres par jour. Le midi, on s’arrête dans un coin joli, près d’une rivière ou à côté d’une forêt.

A Cairns, on s’installe dans une auberge pour une semaine de glandouille. On a le dos très raide à force de dormir dans le van et de prendre des bus tous les trois jours en Asie. Il faut parfois faire une pause pour mieux repartir. On se ressource sur Skype avec les potes et la famille. Enfin, surtout nos mères… Ah! Nos petites mères !


Hier, nous avons exploré la grande barrière de corail. Je le répète juste pour le plaisir : hier, nous avons exploré la grande barrière de corail! Je pense pouvoir dire, en pesant mes mots, que c’était l’un des plus merveilleux jours de notre vie.
Dès la première seconde sous l’eau nous sommes captivés par toute la vie qu’il y a sur le récif corallien. Les couleurs sont extraordinaires. Les poissons sont jaunes, bleus, oranges à rayures, tigrés, tachetés, certains ont comme une corne sur le front… Il y a beaucoup de coraux bleus et les minuscules poissons clowns dansent dans les anémones mauves. Aujourd’hui notre seule envie est d’y retourner, pour voir encore plus de choses : des tortues, des étoiles de mer, des raies et pourquoi pas des requins! On pourrait passer sa vie à observer ce qui se passe dans ces eaux bleu turquoise.

Demain, nous reprendrons la route. Nous avons trouvé une relocation de camping-car. Nous devons le déposer le 23 novembre à Brisbane. Nous prendrons un train le jour même pour aller dans une ferme faire du WWOOFing une semaine ou deux. En échange de quelques heures de travaux par jour, nous serons logés et nourris à la ferme. En ne travaillant que le matin, on aura le reste de la journée pour explorer les environs.

11 réponses à Magique récif

  1. Poisson clown dit :

    Les cocos, vous venez de me vendre du sacré rêve. On a qu’une envie c’est de quitter les soucis du quotidien pour vous rejoindre. Et de toutes façons, en voyant la vidéo, on a plus de soucis du quotidien… Un grand merci pour ce moment. Coraillement vôtre.

  2. Sauvons la Grande Barrière! dit :

    Les vidéos, c’est vraiment bien: on partage un petit moment, on se sent avec vous plus fort, et dans la Grande Barrière, blop! blop! blop! on gliiiiiisssse! C’est juste bien!
    Bonne route, et bientôt , nouveau programme: Wooooofing à la ferme!
    Biz Biz
    PS: merci de la dédicace aux « mères »

  3. François dit :

    les biquets
    Consultez vos mail je vs est envoyé un contact
    Have a good trip, take care
    Bisous

  4. François dit :

    Vous ait pas vous est!!!
    Grrrrrr

  5. magali dit :

    coucou les poulets de mer !
    moi je l’aimais bien votre wicked van de scoubidou ! ….bon je vois que tout va bien ça fait toujours plaisir… et on ne s’en lasse pas de vous suivre dans vos aventures… profitez bien et bon travaux à la ferme ! ici tout va bien…on pense à vous. gros bisous !

  6. nana riaño dit :

    Hola nina que grandioso debe ser nadar alrededor de esa gran barrera de coral me alegra mucho que se esten divirtiendo y espero puedan hacer una buena cantidad de dinero en esa granja para que puedan continuar su viaje 😉
    te quiero mucho prima!
    saludes a etienne

  7. stephane et sylvie dit :

    Et vous allez faire quoi a la ferme ? traire les vaches australiennes ? On attend les details. besos mexicanos

  8. Charlotte dit :

    Salut les cousins poulets !
    je fais un tour sur votre blog de temps en temps, à la pause de midi dans les bureaux et j’ai beau être dans un cadre sympa (au milieu de la pinède), vous me donnez envie de voyager !!!
    Continuez bien, et merci pour ces images et vidéos. A noël je penserai à vous, à Mireille et Mathias car je ne les verrai pas, je ne rentre pas à Besac cette année…
    A plus bisous

  9. clem le papy dit :

    Bon je comprends plus rien moi, vous êtes plus en Inde ?
    Ça y est j’ai retrouvé l’adresse du blog je vais être plus présent promis…
    Ben c’est tout ça, ici on se pèle sa race et sa grand mère, il pleut… Et l’UMP est en crise… Tout fout le camp, rha là là…
    Bisous les loulous ! 😀

  10. clem le papy dit :

    Zut j’ai oublié un mot dans mon com : « Ben c’est MAGNIFIQUE tout ça ».
    Apparemment l’UMP va sortir de la crise, rassurez-vous.
    bises !

  11. Christina dit :

    Vous vendez du rêve absolu, purée. J’arrive même pas à imaginer. C’est ce que j’appelle VIVRE

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